The American Dissident
A Literary Journal of Critical Thinking
In the Samizdat Tradition of Writing against the Machine
A Forum for Examining the Dark Side of the Academic/Literary Industrial Complex

Guy Marchamps, Ecrivain de la clique trifluvienne de la gang Gaston Bellemare
Terre noirâtre

Un compte-rendu publicitaire paru dans Libraire (Stanley Péan est rédac'chef) d’un nouveau recueil de Guy Marchamps a inspiré l’esquisse littéraire de cette page. 

 

Marchamps c’est le genre de scribouilleur méprisable qui dit ses quatre vérités mais seulement quand la porte est bien fermée.  

 

Marchamps, poète à temps partiel comme tant d'autres, m’a raconté dans sa librairie de bouquins d'occasion, lors du Festival International de la Poésie de Trois-Rivières (2001), que le Cheuf Bellemare n'aime pas du tout la poésie de contestation. Il m’a relaté que l'année précédente on a organisé un contre-Festival et que Bellemare s'est beaucoup fâché au point d'interdire à « ses » poètes de lire aux endroits non officiels.  Il m’a dit qu’il avait en sa possession la lettre envoyée par Bellemare.  Je lui ai demandé si je pourrais la consulter.  Or lui tout effrayé (il est quand même animateur au Festi, donc payé par Bellemare) n’a pas voulu me la montrer. 

 

Marchamps m’a dit que Bellemare s'est fait dictateur du Festival et s'entoure de poètes-serfs.  (Et Marchamps, lui n’est pas l’un de ces poète-serfs ?)  Je lui ai dit que son histoire m'intéressait beaucoup et lui a demandé de m'écrire un petit article là-dessus pour The American Dissident, mais pas question car Marchamps aime bien parler dans les coulisses et non pas ouvertement.  Et lui est maintenant sous-officier quidam dans l’union des écrivains québécois.  Ca dit beaucoup, hein ?! 

 

Que c'est facile d'acheter un poète aujourd'hui ! Et Marchamps est auteur de « Poème engagé » qui a paru dans une anthologie. J'aime bien ce petit poème, mais comment, bon Dieu, puis-je le citer maintenant que je connais son auteur. Comment séparer le poème du poète ? Pour rendre le dernier vers du poème encore plus vrai et percutant, il faudrait évidemment le transformer un tantinet en "dans les mains d'un politicien ou plutôt d'un poète genre bouche cousue."
 

Poète
quand les mots n'ont plus de sens
ne les abandonne pas
ils pourraient tomber
dans les mains d'un politicien

 

 

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