The American Dissident
A Literary Journal of Critical Creative Writing
In the Samizdat Tradition of Writing against the Machine
A Forum for Examining the Dark Side of the Academic/Literary Industrial Complex

Poems of Criticism

Raymond Lévesque

Les porcs

Dieu créa l’homme… et le porc.

C’est le porc qui s’est le plus

Répandu.

Les porcs ils sont partout.

Y’ont pas de conscience les porcs.

Y’a rien qui les dérange.

Le monde entier peut crever de faim…

Ca leur fait pas un pli.

Les porcs ils ont des usines…

Ils polluent l’air… l’eau…

Ca les dérange pas pantoute.

D’abord que ça paye, le reste

Ils s’en sacrent.

Que leurs ouvriers s’usent

Sur des chaînes de montage,

Dans un travail inhumain,

C’est le dernier de leurs problèmes.

Ou bien mettre cinq cents gars dehors,

Cinq cents pères de famille,

Ca leur fait rien les porcs,

Ca les regarde pas.

C’est pas leur responsabilité.

Les porcs eux, c’est le profit,

Et chacun pour soi.

Ils ont tué beaucoup de monde les porcs.

Ils sont glorieux les porcs.

Des beaux noms… des beaux titres…

Tout le monde les connaît.

On parle d’eux

Y’a pas un livre qui ne glorifie pas

Un quelconque porc

Des porcs généraux

Des porcs rois

Même des porcs papes

Je vous le dis ils sont partout les porcs

Vive les porcs

Gloire aux porcs

Ils ont fait de la planète une prison

Un pacage a massacre

Vivre les porcs

Merci aux porcs

Porcs d’Europe

Porcs d’Amérique

Porcs de Russie

Vous avez bien réussi

Nous vous rendons hommage

Vive les porcs

 

Folie

La loi du profit

Qui écrase tout

Brime les hommes

Et tue

Est une folie pure

Une maladie grave

Dont les séquelles

S’entendront sur

Des siècles

 

Le Pouvoir

Le Pouvoir n’existe pas

Il n’est là et ne fait ce qu’il veut

Que parce qu’une multitude

De sous-hommes

Lâches et soumis

Le servent et lui laissent

Le champs libre

 

La Vie volée

Vous vous faites volés vos vies

Par le travail

Et l’argent

Vous vous faites volés vos vies

On a fait de vous

Des esclaves

Vous avez été

Conditionnes par les préceptes

Et la servitude

Vous vous faites volés vos vies