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In the Samizdat Tradition of Writing against the Machine |
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Where a Poet
Ought Not/ Où
c'qui faut pas Pour un exemplaire de ce recueil français/anglais de 170 pages, svp envoyez $17 can. à:
N.B.: Many of the poems in this book were inspired by experience as invited poet at the Festival International de la Poésie de Trois-Rivières in 2001. Beaucoup des poèmes dans ce recueil ont été inspirés par mon expérience comme poète invité au Festival International de la Poésie de Trois-Rivières en 2001.
For Immediate release: April 23, 2008
Gival Press is pleased to announce the publication of the English/French volume of poetry by literary critic G. Tod Slone entitled Where a Poet Ought Not / Où c'qui faut pas.
Slone who holds a Ph.D. from the University of Nantes (France) is the founding editor of the nonprofit literary journal The American Dissident and has taught at several national universities. This French/English collection of poetry inspired by French poets Léo Ferré and François Villon and the Québec poet Raymond Lévesque is what Slone characterizes as a need to speak up. "In other words, a poet should speak the truth as he sees it and fight his damndest to overcome all the forces encouraging not to."
La poésie : leçon première Nous avons besoin de toutes les idées qui nous sera possible d’inventer ou de transmettre. —Pierre Vadeboncoeur, « La Ligne du risque »
« Le risque, c’est ben ça, » je dis complètement bourré à ce jeunot qui m’a vu,
Monsieur Poète Invité, ayant officiellement lu à la soirée très officielle. Lui s’était approché de moi,
m’avait félicité, puis m’avait flashé son petit paquet de textes déjà vus, lus et bien entendus. Je ne savais pas quoi lui dire au juste dans ce bar appelé Le Zénob dans cette ville autoproclamée capitale mondiale de la poésie,1 car ses vers étaient tristement clichés …et moi qui éprouve tant de difficultés de baratiner et autrement bluffer.
« Le risque », donc je lui dis, « si ton poème ne risque rien… c’est un poème sans risque. » ……………………………………………….
1 La
ville de Trois-Rivières au Québec, grâce à son Festival International de la
Poésie, se vante d’être la « Capitale Mondiale de la Poésie ». Poetry: First Lesson We need all the ideas
possible to invent or transmit.
“Risk, that’s what it is,” I said quite shit-faced congratulated me, then immediately slipped out his little folder of ready-made, déjà vu poesy. in that barroom called Le Zénob “World Capital of Poetry” “Risk,” I said to him, “if your
poem ………………………………………………. 1 The City of Trois-Rivières in Québec, thanks to its Festival International de la Poésie, boasts of being the « Capitale Mondiale de la Poésie ».
Poème anglo-contaminé… pour empester ceux qui refusent de s’en mêlerPour une universitaire amerlo
Toi, tu chantes tes textes en tonalités jazzées— amuseuse publique, stand-up pas très comique,
ring around the rosie.
Toi, tu ne chantes pas de vers vérités, préférant garder la gueule bien fermée pour ne pas froisser les maîtres qui te paient pocketful of posies.
Toi, tu chantes, alors que ashes, ashes, we all fall down… ………………………………. Note du poète: Les vers anglais sont empruntés d’une vieille comptine médiévale qui dépeignent les symptômes et pronostic mortel des fléaux buboniques.
Anglo-Contaminated Poem… to Perturb Those Who Refuse EngagementFor an American professor
You, who sing your texts in jazzy tonalities— public performer, stand-up not very comedy, ring around the rosie.
You, who sing not verse of verity, preferring to keep your mouth shut to avoid upsetting those who compensate, as if commodity, pocketful of posies.
You, who sing, while ashes, ashes, we all fall down… ………………………………. NB : The verse in italics is borrowed from an old medieval nursery rhyme depicting the mortal symptoms and prognostic of the bubonic plague.
Pour la poésie qui couteault… Ce qu’il y a de bien chez Rabelais, c’est qu’il mettait sa peau sur la table, il risquait… —Louis-Ferdinand Céline
Pourquoi pas donc des textes en tant qu’armes, grenades dénonciatrices et flingueulades dans la face de ceux qui emmerdent les voies de veritas ?
Poète, c’est ta responsabilité de te tenir en marge là où il faut pour bien observer, pour bien décrire ; là où les excuses encombrantes n’y sont plus tellement. Cesse de grouiller à côté de tes incestueux vers— incarcéré, toi, volontiers/festivalier en plein air. Encore et encore tu te félicites à faire chier; n’est-ce pas vrai ? N’est-il pourtant pas grand temps de te libérer en allant tête droite, vitale, et surtout damné pour dire à haute voix toutes tes vérités ? Que c’est facile—bien que nécessaire—de morigéner l’Amerlo manitou1 si loin de tout et de nous ! Mais où se trouve le risque dans de tels propos ?
Poète, ouvre tes yeux, sois courageux, mord—même si un tout petit peu— la maudite main qui t’alimente si commodément, celle qui te tali-bannit, celle qui t’encellule dans tout ce qui devrait être incrédule— mais comment ne le vois-tu pas ?
Défais ! Dégage ! Déménage ! A caustique tonalité, critique donc tout ce qu’il ne faut pas pour bien trouver et exercer ton faux pas ! Fais-le surtout sans le soutien de ceux qui te préfèrent mouton souriant, grégaire et complaisant ! Tiens-toi seul si jamais tu ne l’as fait face au troupeau de ceux qui se font payer ! Ressens cette énergie qui coule dans tes veines celle qui provient de la profonde peine— O conflit de la peur qui ordonne ton silence et le courage qui, on l’espère, prévale d’inouï sens ! Exploite-la bien pour en produire de frondeurs vers où la vérité en saillit rudement, crûment et férocement ! Que le poème que tu en conçois, poète, risque de t’ostraciser de ceux qui n’osent jamais, jamais, jamais.
Pourquoi pas donc des textes en tant qu’armes, mitrailleuses railleuses et poésie qui lacère ceux qui emmerdent les voies de veritas ? …………………………………………………….. 1 George Bush
For Poetry That Cuts…
Why not then texts as weapons, denunciatory grenades and criticizing guns in the face of those who would disrupt the paths of veritas?
Poet, it is your responsibility to stand on the edge there where need be to observe, to describe in depth; there where cumbersome excuse has all but dissipated. Cease groveling before your incestuous verses— incarcerated, you, voluntarily, festively out in the open. Again and again you congratulate yourself ad nauseum. But is it not high time to liberate yourself by standing upright, vital, and especially cursedly to speak aloud all your truths? Oh how easy—though ever necessary—to curse the American chief so far from everything and us! Where is the risk in such discourse?
Poet, open your eyes, be courageous and bite, even if only a bit, the accursed hand that feeds you so comfortably, the one that Tali-bans you, the one that imprisons you in all that ought to be barely credible— but how can you not see? Undo it! Disengage! Move out of it!
In tone of causticity, criticize then all that lay taboo in order to find and exert your faux pas! Do it especially without the support of those who prefer you as joyful sheep, gregarious and complicit! Stand alone, if never you’ve done that, before the salaried herd! Feel the energy that flows in your veins now, stemming from profound anxiety— Oh conflict of the fear commanding your silence and the courage that, let us hope, prevails in unusual sense! Exploit it well to produce polemical verse Where truth pour forth rudely, crudely and ferociously! Let the poem that you conceive, oh poet, risk ostracizing you from those who dare never, never, never.
Why not then texts as weapons, mocking machine guns and poetry that lacerates those who would disrupt the paths of veritas?
Panégyrique pour l’emmerdeur —Pour le poète maudit
Il parle quand il faut pas parler.
Il opine quand il faut pas opiner.
Il critique quand il faut pas critiquer.
Ca déprime, ça fulmine, ça sourit ni aux cons ni aux chafouines !
Il touche aux icônes qu’il faut pas y toucher.
Il questionne les règlements qu’il faut pas questionner.
Il met au défi les chefs qu’il faut pas mettre au défi.
Ca secoue, ça éclate, ça rend pas hommages aux ploutocrates !
Il n’applaudit pas quand il faut applaudir.
Il part quand il faut pas partir.
Il boit beaucoup quand il faut pas boire du tout.
Ca brasse, ça culmine, ça fait jamais bonne mine !
Il gueule quand il faut pas gueuler.
Il écrit quand il faut pas écrire.
Il réfléchit quand il faut pas réfléchir.
Ca rouspète, ça proclame, ça s’en fout des vedettes quidams !
Panegyric for the Troublemaker—For the Poète Maudit
He speaks when you’re not supposed to speak.
He opines when you’re not supposed to opine.
He criticizes when you’re not supposed to do that.
He angers, he fulminates, he smiles neither at idiots nor at hypocrites!
He condemns idols you’re not supposed to condemn.
He questions the rules you’re not supposed to question.
He challenges the bosses you’re not supposed to challenge.
He rattles, he explodes, he doesn’t pay homage to oligarchs or plutocrats!
He doesn’t applaud when you’re supposed to applaud.
He leaves when you’re not supposed to leave.
He drinks a lot when you’re not supposed to drink at all.
He maneuvers, he culminates, he never puts on a happy face!
He hollers when you’re not supposed to holler.
He writes when you’re not supposed to write.
He reflects when you’re not supposed to reflect.
He protests, he proclaims, he doesn’t give a damn about fame!
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